
Il est le plus connu des français du désert.
Bien qu'il ait souvent fui les honneurs, Théodore Monod fut directeur de l'Institut d'Afrique noire, professeur au Muséum national d'histoire naturelle, membre de l'Académie des sciences d'outre-mer, en 1949, de l'Académie de la Marine, en 1957, et membre de l'Académie des sciences, en 1963.
Il commença sa carrière par l'étude des phoques moines dans la presqu'île du Cap Blanc en Mauritanie et se tourna rapidement vers l'observation du désert du Sahara, qu'il arpenta avec l'aide de Salima pendant plus de soixante ans, à dos de chameau ou à pied, à la recherche d'une météorite mythique. Ce faisant, il découvrit de nombreux sites néolithiques et révéla de nombreuses espèces végétales dont certaines portent son nom.
Encyclopédiste, comme il se définissait lui-même, orienté vers le point de départ de l'aventure humaine. Humaniste de la tradition la plus ancienne pour qui la compréhension de cette aventure passait par une connaissance approfondie des origines de la vie.
«Parler du désert, ne serait-ce pas, d’abord, se taire, comme lui ?» Théodore MONOD